Catégorie : Architecture

  • Lot F – Chapelle International

    Lot F – Chapelle International

    Projet 2
    Encadrante :
    Shaoshu Zhang – Architecte Bollinger+Gr

    En parallèle de mon projet, j’ai conduit une étude approfondie du Lot F de Chapelle International, conçu par Charles Pictet et Atelier Martel, pour en saisir la logique constructive et les principes architectoniques. Ce travail s’est structuré autour d’un jeu d’échelles rigoureux, allant de la lecture globale du bâtiment à l’analyse millimétrée des détails. L’observation de la volumétrie, de la double émergence et de la trame porteuse m’a permis de comprendre la manière dont ce bâtiment articule densité, rationalité et qualité de vie.

    L’étude de la façade a été centrale : panneaux préfabriqués en béton blanc, rythme des percements, profondeur constructive, traitement des seuils et des dispositifs d’occultation. J’ai ensuite prolongé cette analyse par des coupes techniques, où la relation entre structure, fonctions superposées et distribution verticale révèle un système profondément cohérent.

    Enfin, la réalisation de détails aux échelles 1:5 et 1:1 m’a offert une immersion dans la précision constructive : jonctions béton–menuiserie, continuités d’isolants, ancrages de garde-corps, assemblages et points singuliers qui conditionnent la performance globale du bâtiment.

    Ce travail m’a permis d’ancrer mon approche architecturale dans une compréhension fine du construit, où chaque échelle éclaire l’autre, et où la façade, la structure et les usages s’assemblent dans un ensemble technique maîtrisé.

  • Tour Areva

    Tour Areva

    Projet 1 – L3 – P32
    Ingrid Taillandier ITAR

    Réhabilitation de la Tour Areva – Une ville verticale résiliente et durable

    Sous la supervision de l’architecte Ingrid Taillandier Itar, ce projet de réhabilitation de la tour Areva à La Défense répond à une transformation radicale : passer d’un bâtiment de bureaux obsolète, fragilisé par la généralisation du télétravail, à un ensemble résidentiel multifonctionnel et durable.
    L’approche repose sur le concept de ville verticale, où chaque étage devient un micro-éco-système autonome. Une pente récupérant les eaux de pluie alimente des bassins de fraîcheur en été et redistribue cette ressource toute l’année pour les toilettes et les plantations, intégrant ainsi un cycle de l’eau circulaire directement au cœur du bâtiment.

    Sur quatre étages, le projet concentre des logements d’urgence pour femmes et enfants, complétés par une salle de cours, une médiathèque, une infirmerie, un sas de rencontre avec les assistantes sociales, un centre médical et des commerces de proximité essentiels à la vie quotidienne. L’objectif est de créer un habitat solidaire et fonctionnel, pensé pour répondre aux besoins immédiats tout en favorisant l’autonomie et le confort.
    La conception des logements familiaux repose sur une stratégie d’optimisation de l’espace : le rangement saisonnier libère les surfaces de vie, et les équipements collectifs, comme la laverie partagée, réduisent l’emprise des fonctions domestiques sur les logements. Cette approche pragmatique maximise la qualité de vie au sein de surfaces réduites. Le toit de la tour devient un espace public actif avec une piste de course et un jardin suspendu, utilisant la structure porteuse des circulations verticales pour créer des plantations en hauteur. Cette intervention renforce le lien entre le bâtiment et son environnement, tout en offrant un espace de loisirs et de respiration pour les habitants.

    Enfin, le projet met un accent fort sur la réutilisation des matériaux existants. Les kilomètres de moquette présents dans la tour ont été transformés en panneaux isolants acoustiques pour les dortoirs, réduisant le gaspillage et intégrant une logique circulaire dans le chantier. En résumé, cette réhabilitation illustre une vision où durabilité, fonctionnalité et résilience se conjuguent dans un projet urbain vertical, transformant la tour Areva en un lieu habité, vivant et socialement engagé.

  • Complexe sportif de Montreuil

    Complexe sportif de Montreuil

    Projet 3 P31
    Encadrant: Mathias Romvos / Nicolas Pham

    Complexe sportif de Montreuil – Conception architecturale
    Le projet de complexe sportif à Montreuil s’est construit sur une étude méthodique du site, du quartier et des usages : analyse des mobilités, des équipements existants, des besoins réels des habitants et des contraintes propres à ce secteur de l’est parisien.

    À partir de ce diagnostic, un cahier des charges précis a été élaboré, intégrant calculs de charges, exigences programmatiques et évaluation de l’empreinte carbone. La réponse architecturale prend la forme d’un bâtiment bas, volontairement discret, qui s’inscrit dans la pente naturelle du terrain pour minimiser son impact visuel et optimiser son intégration urbaine. Le complexe s’organise autour d’un jardin central, véritable cœur paysager du projet : un espace de fraîcheur, d’ombre et de respiration qui articule l’ensemble des pratiques sportives.

    Autour de ce jardin, des murs habités structurent le plan tout en générant une porosité maîtrisée, atténuant les nuisances sonores de la ville et créant une ambiance intérieure calme et protégée. La conception privilégie la lumière, l’étalement et la légèreté structurelle, en écho aux caractéristiques de Montreuil. Les matériaux — brique, acier, verre — renvoient à l’histoire industrielle locale et à la présence passée de la Plâtrière sur le site. Un mur ouest existant, conservé dans son état tagué, devient un manifeste d’inclusivité et d’ouverture, rappelant que le sport fédère autant qu’il rassemble.

    La structure réemploie des matériaux présents sur la parcelle, tandis qu’une toiture unifiée enveloppe l’ensemble et renforce l’idée d’un lieu protecteur, tourné vers son jardin intérieur. Conçu comme un espace de transition entre ville et nature, le complexe sportif de Montreuil combine activité physique, sociabilité et ancrage local, en proposant une architecture ouverte, lumineuse et profondément contextuelle.

  • Étude territoriale en Casamance, Sénégal

    Étude territoriale en Casamance, Sénégal

    Projet 4 – P45
    Encadrant: Guillaume Ramillien / Théophile Bianciotto

    Ouverture – Étude territoriale en Casamance, Sénéga

    Actuellement, je mène une étude territoriale approfondie en Casamance, plus précisément dans le village de Mlomp. Le travail commence par une analyse fine du site : morphologie du territoire, dynamique sociale, organisation communautaire, ressources locales, climat, accessibilité.

    Rapidement, un besoin crucial s’impose : la question de la santé, dans un contexte où les habitants doivent parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour atteindre l’hôpital le plus proche, situé à Ziguinchor. Cette distance, associée aux difficultés de transport et à la saisonnalité des routes, crée une véritable rupture dans l’accès aux soins.

    L’objectif est donc de définir un hub de santé, pensé comme une infrastructure de proximité, ancrée dans les usages du village et capable de renforcer l’autonomie sanitaire du territoire. Ce travail s’inscrit dans une démarche collaborative : un voyage sur place est prévu afin de coconcevoir et construire, avec les étudiants de Dakar, une architecture bioclimatique issue des ressources locales.
    L’ambition est de développer une structure adaptée au climat, à l’économie du lieu et à la culture Sénégalaise, tout en soutenant concrètement les besoins vitaux de la communauté de Mlomp.